chien-loup de Saarloos, portrait
Fiche de race

Chien-loup de Saarloos

Aussi appelé : saarloos wolfhond

  • Taille : grand
  • Origine : Pays-Bas
  • FCI : Groupe 1 : Chiens de berger et de bouvier (sauf chiens de bouvier suisses)
  • Non reconnu par le CCC
Poids
27,2 à 40,8 kg
Hauteur
60 à 75 cm
Espérance de vie
12 à 15 ans
Chiot au Québec
Non documenté
  • chien-loup de Saarloos, photo 2
  • chien-loup de Saarloos, photo 3
  • chien-loup de Saarloos, photo 4
  • chien-loup de Saarloos, photo 5
Sur cette page
  1. Fiche technique
  2. Aperçu
  3. Caractère et tempérament
  4. Taille, poids et espérance de vie
  5. Poils et toilettage
  6. Exercice et énergie
  7. Dressage
  8. Enfants et autres animaux
  9. Santé
  10. Hiver québécois
  11. Quoi lui donner (alimentation)
  12. Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
  13. Est-ce la bonne race pour vous ?
  14. FAQ
  15. Sources

Fiche technique

Énergie3/5
calmetrès énergique
Facilité de dressage1/5
difficilefacile
Avec les enfants3/5
réservéexcellent
Avec les autres chiens3/5
réservéexcellent
Perte de poils3/5
très peuabondante
Toilettage1/5
minimalexigeant
Aboiement1/5
discretfréquent
Vigilance et protection1/5
faibleforte
Tolérance au froidnon documenté
Tolérance à la chaleurnon documenté
Mesures et caractéristiques : chien-loup de Saarloos
Poids adulte27,2 à 40,8 kg
Hauteur au garrot60 à 75 cm (FCI)
Espérance de vie12 à 15 ans
Exercice quotidienNon documenté
Type de poilsCourt
Perd peu de poilsNon
Adapté à l'appartementNon documenté
Premier chienNon documenté
Prix d'un chiot au QuébecNon documenté

Problèmes de santé fréquents

  • dysplasie de la hanche
  • atrophie progressive de la rétine
  • cataracte
  • distichiasis (cils mal placés)
  • nanisme hypophysaire
  • myélopathie dégénérative

Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.

Aperçu

Le chien-loup de Saarloos est une race néerlandaise récente, issue d’un croisement volontaire entre un berger allemand et une louve. Le standard de la FCI raconte que Leendert Saarloos (1884-1969), amateur de berger allemand, trouvait les chiens trop humanisés et voulait raviver leurs dispositions naturelles pour obtenir un meilleur chien d’utilité. Il croisa un berger allemand de type prussien classique avec une louve d’origine sibérienne, en 1932, puis sélectionna les descendants.

On espérait d’abord en faire un chien d’aveugle. Selon la FCI, l’apport de sang de loup a fait perdre les aptitudes de travail, et il est devenu évident que la race était en général peu apte au travail de chien d’utilité. La FCI le classe aujourd’hui dans le groupe 1, section des chiens de berger, sans épreuve de travail, et le décrit comme un chien de compagnie et de famille fidèle et digne de confiance. Nos données indiquent qu’il n’est pas reconnu par le Club Canin Canadien.

Caractère et tempérament

Le standard de la FCI décrit un chien vif, débordant d’énergie, au caractère fier et indépendant, qui a la réputation d’obéir avant tout de sa propre volonté. Il est attaché à son maître et très fiable, mais il peut se montrer réservé envers les étrangers et ne cherche généralement pas le contact. Son attitude réservée, semblable à celle du loup, pour éviter les situations inconnues est typique de la race.

Ce que ça signifie au quotidien :

  • il peut être craintif dans les lieux nouveaux, les foules ou les bruits forts ;
  • il se tient à distance des visiteurs plutôt que de les accueillir ;
  • il aboie très peu selon nos données ;
  • sa note de garde est la plus basse de nos données : il évite plutôt qu’il ne défend.

Ce n’est pas un chien qui cherche à plaire. C’est un chien qui choisit sa relation.

Taille, poids et espérance de vie

Le standard de la FCI fixe la hauteur au garrot de 65 à 75 cm pour les mâles et de 60 à 70 cm pour les femelles, de légers écarts vers le haut étant admis. C’est donc un grand chien, haut sur pattes, à l’allure de loup. Nos données ne précisent pas le poids ni la catégorie de taille, faute de source fiable ; nous ne donnons donc pas de chiffre.

Nos données situent l’espérance de vie entre 12 et 15 ans. La FCI le décrit comme un trotteur endurant, capable de couvrir de longues distances à un rythme qui le fatigue peu.

Nos données ne se prononcent pas sur la vie en appartement. Vu sa taille, sa réserve face à l’inconnu et son besoin de mouvement, une maison avec un terrain calme et bien clôturé semble plus réaliste qu’un logement en ville.

Poils et toilettage

La FCI précise que le pelage change avec les saisons. En hiver, le sous-poil domine et forme avec le poil de couverture une fourrure abondante qui couvre tout le corps, avec une collerette marquée autour du cou. En été, c’est le poil de couverture qui domine. Les couleurs vont du gris-loup (sable ou fauve charbonné) au brun, avec les marques claires typiques du loup sur le dessous du corps et l’intérieur des membres.

L’entretien est simple, mais la mue saisonnière est importante :

  • un brossage hebdomadaire en temps normal ;
  • un brossage presque quotidien au râteau à sous-poil pendant la mue ;
  • un bain rarement, seulement au besoin ;
  • l’habitude de la manipulation dès le jeune âge, car un chien réservé tolère moins bien les soins imposés.

Exercice et énergie

Nos données le placent dans la moyenne pour l’énergie et ne chiffrent pas son besoin d’exercice quotidien. La FCI le décrit comme vif, endurant et fait pour trotter longtemps. De longues marches au trot, en laisse longue, conviennent mieux à sa nature que des jeux de balle répétitifs.

Idées d’activités :

  • des randonnées en forêt, en laisse ou dans un grand espace clôturé ;
  • le canicross ou la marche avec harnais de traction, pour un adulte ;
  • le pistage et les jeux de flair, qui ne demandent pas de contact avec des inconnus.

Choisissez des lieux et des heures tranquilles. Un parc à chiens bondé peut être une source de stress pour lui.

Dressage

Nos données lui donnent la note la plus basse en facilité de dressage. Cela ne veut pas dire qu’il est incapable d’apprendre, mais qu’il obéit, comme le dit la FCI, avant tout de sa propre volonté. Les méthodes par la contrainte ne fonctionnent pas avec lui et augmentent sa méfiance.

Approche recommandée :

  • une socialisation très précoce, douce et répétée, avec des gens, des bruits et des lieux variés ;
  • le renforcement positif, en respectant ses moments de retrait ;
  • un rappel travaillé longtemps en longe, sans jamais le tenir pour acquis ;
  • l’accompagnement d’un éducateur qui connaît les chiens réservés ou craintifs.

Nos données ne se prononcent pas sur un premier propriétaire. Compte tenu de ce qui précède, une expérience préalable avec des chiens indépendants est un atout net.

Enfants et autres animaux

Nos données le placent dans la moyenne avec les enfants et avec les autres chiens. Attaché à sa famille, il peut vivre avec des enfants calmes qui respectent son besoin de retrait. Les visites fréquentes d’amis bruyants ou un environnement très agité peuvent l’inquiéter.

Avec d’autres chiens, il s’entend souvent bien avec ceux qu’il connaît. Avec les petits animaux et les chats, faites les présentations avec prudence et surveillance, et ne présumez rien.

Santé

Le club néerlandais de la race, la Nederlandse Vereniging van Saarlooswolfhonden, le présente comme une race relativement saine, où des chiens de 14 ans ne sont pas rares. Il exige que les reproducteurs passent un examen des hanches et un examen des yeux.

Pour le détail des maladies, nous nous appuyons sur saarlooswolfhonden.eu, un site d’information néerlandais consacré à la race (ce n’est pas un club). Il décrit deux lignées distinctes depuis les années 1980 : l’une restée sans croisement avec d’autres races, l’autre où des chiens d’autres races, dont le chien-loup tchécoslovaque, ont été introduits à partir de 1985. Selon ce site, la première lignée a peu de problèmes de santé, et la seconde en a davantage. Cette lecture est la sienne ; elle fait débat entre éleveurs.

Les problèmes que ce site décrit chez la race :

  • la dysplasie de la hanche, qu’il dit absente de la première lignée ;
  • une anomalie de la rétine, que certains ophtalmologistes vétérinaires considèrent comme une atrophie progressive de la rétine, d’autres comme une forme tardive, après 8 ans, qui ne rend pas forcément aveugle ;
  • la cataracte et le distichiasis (des cils mal placés qui frottent sur l’oeil) ;
  • le nanisme hypophysaire, une maladie héréditaire de l’hypophyse qui freine la croissance dès l’âge de 2 à 3 mois ; un test génétique permet de repérer les porteurs ;
  • la myélopathie dégénérative, une atteinte de la moelle épinière qui commence par une faiblesse et une perte de coordination des pattes arrière, en général entre 6 et 14 ans ; un test génétique existe aussi.

Le même site signale une maladie des griffes d’origine immunitaire, l’onychodystrophie lupoïde symétrique, dont il ne connaît que quatre cas dans la race. Il publie aussi le témoignage d’une clinique vétérinaire néerlandaise : un saarloos a longtemps résisté à une anesthésie, puis a sombré très vite dans une anesthésie profonde. Parlez-en à votre vétérinaire avant toute chirurgie.

Ce que vous pouvez faire :

  • demander à l’éleveur les résultats des examens des hanches et des yeux des parents, et ceux des tests génétiques du nanisme et de la myélopathie ;
  • habituer le chien très tôt aux visites chez le vétérinaire, avec des visites de courtoisie et des récompenses, pour réduire le stress de ce chien réservé ;
  • signaler à votre vétérinaire toute démarche hésitante des pattes arrière, une griffe qui se déforme ou un changement de comportement.

Votre vétérinaire reste la bonne personne pour établir un suivi adapté à cette race rare.

Hiver québécois

Nos données ne donnent pas de cote de tolérance au froid pour cette race. Le standard de la FCI décrit toutefois une fourrure d’hiver abondante, dominée par le sous-poil, qui couvre tout le corps. Tout indique un chien bien équipé pour l’hiver, mais nous ne pouvons pas vous donner une limite de température fondée sur une source.

En pratique :

  • observez votre chien lors des premières sorties par grand froid : un chien qui lève les pattes ou cherche à rentrer vous donne sa réponse ;
  • rincez les pattes au retour pour retirer le sel de déglaçage ;
  • surveillez les boules de neige entre les doigts.

Le même principe vaut pour la chaleur : avec une fourrure épaisse, les journées chaudes et humides de juillet demandent des sorties aux heures fraîches, de l’ombre et de l’eau fraîche. Demandez conseil à votre vétérinaire si vous avez un doute.

Quoi lui donner (alimentation)

Le chiot d’une race de cette hauteur a besoin de croquettes pour chiots de grande race, qui favorisent une croissance régulière. À l’âge adulte, une formule pour grand chien convient, en portions ajustées selon son activité réelle et son état corporel. Votre vétérinaire vous aidera à fixer la ration.

Autres conseils :

  • nourrissez-le dans un endroit calme, sans passage, car un chien réservé mange mieux sans pression ;
  • choisissez des jouets à mâcher résistants et des jeux de flair ;
  • utilisez un harnais bien ajusté, que le chien ne peut pas enlever en reculant ; un chien craintif qui se libère en ville peut disparaître très vite.

Le harnais anti-évasion et les croquettes pour grand chiot sont traités plus en détail dans nos guides.

Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur

Cette race néerlandaise se vend trop rarement au Québec pour que nos sources en chiffrent le prix. La race est rare au Canada et n’est pas reconnue par le Club Canin Canadien selon nos données : un chiot peut venir d’un éleveur étranger, avec les frais et les démarches d’importation que cela suppose.

Questions à poser :

  • L’éleveur est-il reconnu par un club de race ou une fédération nationale membre de la FCI ?
  • Quels examens des hanches et des yeux les parents ont-ils passés, ont-ils été testés pour le nanisme hypophysaire et la myélopathie dégénérative, et que sait l’éleveur des problèmes apparus dans sa lignée ?
  • Comment les chiots sont-ils socialisés, et à quel âge partent-ils ?
  • Pouvez-vous voir la mère, et comment réagit-elle aux visiteurs ?
  • Le contrat prévoit-il la reprise du chien si la cohabitation ne fonctionne pas ?

Méfiez-vous des annonces de « chiens-loups » sans pedigree ni parents connus. Avant d’acheter, vérifiez aussi auprès de votre municipalité les règles qui s’appliquent aux chiens de grande taille.

Est-ce la bonne race pour vous ?

Le chien-loup de Saarloos vous conviendra si vous cherchez un compagnon calme, attaché à sa famille, peu bruyant, que vous vivez dans un environnement tranquille avec de l’espace, et que la patience d’une éducation douce ne vous fait pas peur.

Il vous conviendra moins si vous voulez un chien sociable avec tout le monde, un chien de garde ou un chien très obéissant, ou si votre vie est pleine de visiteurs et de sorties en ville. Comparez-le au chien-loup tchécoslovaque et au berger allemand, et essayez notre sélecteur de race.

FAQ

Non. C’est une race de chien issue, dans les années 1930, d’un croisement entre un berger allemand et une louve, puis sélectionnée pendant des générations. La FCI le reconnaît comme chien de compagnie et de famille.

Nos données lui donnent la note la plus basse en facilité de dressage. Il apprend, mais à son rythme, avec douceur et beaucoup de socialisation.

Non. Il est réservé avec les inconnus et préfère les éviter plutôt que les confronter.

Oui, surtout lors des mues. Sa fourrure d’hiver est abondante et le sous-poil tombe en quantité au changement de saison.

Selon nos données, il n’est pas reconnu par le Club Canin Canadien. Il est reconnu par la FCI, dans le groupe 1.

Sources

Pour aller plus loin

chien-loup de Saarloos figure dans ces listes :

Comparatifs :

Comparer avec vos critères

Sources des données de la fiche technique

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