chien d'Artois, portrait
Fiche de race

Chien d'Artois

Aussi appelé : artois hound

  • Taille : grand
  • Origine : France
  • FCI : Groupe 6 : Chiens courants, chiens de recherche au sang et races apparentées
  • Non reconnu par le CCC
Poids
28 à 30 kg
Hauteur
53 à 58 cm
Espérance de vie
Non documenté
Chiot au Québec
Non documenté
  • chien d'Artois, photo 2
  • chien d'Artois, photo 3
  • chien d'Artois, photo 4
  • chien d'Artois, photo 5
Sur cette page
  1. Fiche technique
  2. Aperçu
  3. Caractère et tempérament
  4. Taille, poids et espérance de vie
  5. Poils et toilettage
  6. Exercice et énergie
  7. Dressage
  8. Enfants et autres animaux
  9. Santé
  10. Hiver québécois
  11. Quoi lui donner (alimentation)
  12. Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
  13. Est-ce la bonne race pour vous ?
  14. FAQ
  15. Sources

Fiche technique

Énergienon documenté
Facilité de dressagenon documenté
Avec les enfantsnon documenté
Avec les autres chiensnon documenté
Perte de poilsnon documenté
Toilettagenon documenté
Aboiementnon documenté
Vigilance et protectionnon documenté
Tolérance au froidnon documenté
Tolérance à la chaleurnon documenté
Mesures et caractéristiques : chien d'Artois
Poids adulte28 à 30 kg (FCI)
Hauteur au garrot53 à 58 cm (FCI)
Espérance de vieNon documenté
Exercice quotidienNon documenté
Type de poilsNon documenté
Perd peu de poilsNon documenté
Adapté à l'appartementNon documenté
Premier chienNon documenté
Prix d'un chiot au QuébecNon documenté

Aperçu

Le chien d’Artois est un briquet de France, que la FCI inscrit au groupe 6 parmi les chiens courants de taille moyenne soumis à l’épreuve de travail. En anglais, on le désigne sous le nom d’« Artois hound ». Le standard précise qu’on l’appelait autrefois « chien picard ».

C’est un briquet, c’est-à-dire un chien courant de format moyen. Le standard rapporte qu’il était fort recherché dans l’ancienne vénerie, à l’époque d’Henri IV et de Louis XIII, pour son aptitude à suivre un lièvre. Le Couteulx de Canteleu, dans son Manuel de vénerie française de 1890, le décrivait encore comme une des meilleures races pour cette chasse, tout en notant que les chiens de son temps étaient métissés et difficiles à trouver purs.

La race a bien failli disparaître. Toujours selon la FCI, on la croyait perdue après la Deuxième Guerre mondiale; un éleveur de la Somme a entrepris au début des années 1970 de reconstituer le cheptel, ce qui lui a permis de retrouver sa place parmi les chiens courants.

Au Québec, l’ancien chien picard est presque introuvable; il n’apparaît pas non plus dans la liste du Club Canin Canadien (CKC). Les races voisines présentes sur le site sont le basset artésien normand, un autre chien courant français aux pattes courtes, et l’ariégeois, un autre briquet français.

Caractère et tempérament

Le standard le décrit comme un chien « vigoureux et rustique, très fin de nez, ralliant bien la meute, équilibré et affectueux ». Chacun de ces mots a une conséquence au quotidien :

  • Rustique : un chien solide, conçu pour travailler dehors par tous les temps.
  • Fin de nez : il remarque les odeurs que vous ne soupçonnez pas, et il voudra les suivre.
  • Rallie bien la meute : il travaille en groupe et accepte la présence d’autres chiens.
  • Équilibré et affectueux : un tempérament stable, attaché à ses gens.

La FCI mentionne aussi « une voix haute qui se fait entendre de loin ». C’est une qualité à la chasse, et un point à considérer sérieusement si vous avez des voisins proches. Pour l’instinct de garde, aucune note n’existe dans nos données.

Taille, poids et espérance de vie

Mâles et femelles partagent la même fourchette de hauteur dans le standard : 53 à 58 cm au garrot, tolérance de 1 cm. Le poids moyen indiqué est de 28 à 30 kg. Notre fiche technique le range parmi les grands chiens, alors que la FCI le classe dans les chiens courants de taille moyenne : il se situe à la frontière des deux catégories.

L’aspect général, selon la FCI : un chien bien charpenté, musclé et pas trop long, qui donne une impression de force et d’énergie. Le corps est à peine plus long que haut. La tête est forte et large, avec des oreilles larges, presque plates, qui atteignent la naissance de la truffe.

Aucune durée de vie moyenne n’est publiée pour cette race reconstituée. L’éleveur français pourra vous dire jusqu’à quel âge ont vécu les chiens de ses lignées.

Poils et toilettage

Le poil est court, épais et assez plat, selon le standard. La robe est tricolore fauve foncé, « tirant sur le poil de lièvre ou de blaireau », avec un manteau ou de grandes taches; la tête est habituellement fauve, parfois charbonnée. La peau est assez épaisse.

L’entretien reste léger :

  • un coup de brosse à soies chaque semaine sur ce poil épais et plat;
  • un bain seulement après une partie de chasse boueuse ou une roulade dans une odeur forte;
  • nettoyage des oreilles et coupe des griffes réguliers, surtout s’il marche peu sur l’asphalte.

Combien de poils perd un chien d’Artois ? Nos sources ne le mesurent pas. Un poil court tombe tout de même et se remarque sur les tissus foncés.

Exercice et énergie

Le standard parle d’un chien à la vitesse « moyenne mais soutenue » et d’un rapprocheur qui travaille « avec application ». Ce n’est pas un sprinteur, c’est un chien qui peut suivre une piste longtemps. Le besoin en minutes d’exercice n’est pas chiffré dans nos données.

Sans chasse, un chien d’Artois a besoin de :

  • de vraies marches chaque jour, pas seulement une sortie hygiénique;
  • des randonnées en forêt ou en champ, en laisse longue;
  • du pistage, une activité qui respecte sa nature de chien de nez;
  • des périodes de liberté uniquement dans des espaces clôturés.

La FCI le décrit capable de mener un lièvre en plaine, un chevreuil au bois et même de débusquer un sanglier au fourré. Ce n’est pas un chien qui se contente d’une cour de ville.

Dressage

Les données ne notent pas sa facilité de dressage. Son caractère équilibré et affectueux aide, mais un chien fin de nez reste un chien qui se laisse distraire par une odeur.

Repères utiles :

  • associez le rappel à une récompense de grande valeur dès les premières semaines;
  • enseignez le « reste » et le calme à la porte, utiles pour un chien qui veut sortir suivre une piste;
  • variez les lieux d’entraînement pour qu’il apprenne à se concentrer malgré les odeurs;
  • donnez-lui un travail de nez encadré : il sera plus attentif ensuite.

Les méthodes dures sont à éviter. Un chien de meute travaille mieux quand il a envie de collaborer.

Enfants et autres animaux

Le standard parle d’un chien équilibré et affectueux, mais nos données ne documentent pas sa sociabilité avec les enfants. Avec un chiot bien socialisé et des règles claires des deux côtés, la cohabitation familiale est envisageable. Un adulte surveille toujours un jeune enfant avec un chien de 30 kg.

La facilité à « rallier la meute » laisse penser qu’il accepte bien la compagnie d’autres chiens, sans que ce soit garanti pour chaque individu. Avec les petits animaux, prudence : un chien sélectionné pour la chasse au lièvre réagit à un lapin domestique ou à un chat qui détale.

Santé

Les problèmes de santé propres au chien d’Artois sont peu documentés : nos recherches n’ont trouvé aucune source fiable décrivant des maladies fréquentes dans la race. Cela ne veut pas dire qu’il n’en a aucune, seulement que l’information publique manque pour une population aussi petite.

En pratique :

  • faites voir le jeune chien d’Artois par un vétérinaire dès la première semaine à la maison;
  • surveillez les grandes oreilles, qui peuvent retenir l’humidité;
  • après une journée au bois, notez toute boiterie, toux ou baisse d’appétit et parlez-en au vétérinaire;
  • demandez à l’éleveur si des problèmes ont été observés dans ses lignées.

Pour un chien aussi peu étudié, le diagnostic et le suivi reviennent entièrement au vétérinaire.

Hiver québécois

Le chien d’Artois n’a pas de note de résistance au froid dans nos données. Le standard décrit un chien rustique au poil court et épais et à la peau assez épaisse, ce qui le protège mieux qu’un chien au poil ras et fin, sans en faire un chien nordique.

  • Froid intense : par -25 °C, il supporte mieux une sortie active qu’une longue attente immobile. Raccourcissez les promenades et allongez-les quand le temps se radoucit.
  • Manteau : pas nécessaire pour la plupart des sorties, mais utile pour un chien âgé ou malade.
  • Sel : rincez les pattes au retour de la ville. Pour ses pieds de chien courant, des bottes réduisent les gerçures; le guide bottes et manteau d’hiver pour chien explique la prise de mesures.
  • Chasse d’automne et d’hiver : un chien mouillé qui reste dans un camion froid se refroidit; prévoyez une couverture.

En été, sa voix et son nez ne s’arrêtent pas quand il fait chaud : c’est à vous de limiter l’effort pendant les journées humides de juillet.

Quoi lui donner (alimentation)

Avec un poids moyen de 28 à 30 kg selon la FCI, le chien d’Artois s’approche des grandes races. Pendant la croissance, une formule pour chiot de grande taille limite les poussées de croissance trop rapides.

  • Adulte : des croquettes complètes adaptées à un chien de taille moyenne à grande et actif.
  • Portions : à ajuster avec votre vétérinaire en surveillant la taille et les côtes, surtout si le chien chasse seulement en saison.
  • Jouets : un jouet robuste à mâcher et des tapis de fouille pour exercer son nez.
  • Équipement : une longe de pistage et un harnais à sa carrure de 28 à 30 kg; notre équipement de base du chiot complète la liste.

Aucun aliment ne remplace un suivi du poids : un chien de chasse au repos l’hiver prend facilement quelques kilos.

Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur

Aucun prix n’est documenté. Un chiot devra très probablement venir de France, où la race a été reconstituée, ou d’un autre pays où elle est inscrite dans un registre reconnu par la FCI.

Questions à poser :

  • le père et la mère chassent-ils le lièvre, le chevreuil ou le sanglier;
  • le chiot a-t-il son inscription au livre des origines français;
  • quels résultats d’examens vétérinaires l’éleveur peut-il montrer pour les deux parents;
  • comment l’éleveur gère-t-il la consanguinité dans une race à petite population;
  • quels documents accompagnent le chiot pour son entrée au Canada.

Comme le CKC ne reconnaît pas la race, le chiot ne pourra pas y être inscrit. Une annonce en ligne qui vend un « chien d’Artois » au Québec sans papiers français est à vérifier de près; notre guide adopter ou acheter un chiot au Québec liste les points à contrôler. Les refuges ont aussi des chiens courants à adopter.

Est-ce la bonne race pour vous ?

Le chien d’Artois peut vous convenir si vous chassez le petit gibier ou si vous voulez un compagnon de randonnée au nez exceptionnel, que vous avez de l’espace, et que vous êtes prêt à importer un chiot.

Il conviendra moins si vous vivez en ville dense, si les aboiements peuvent créer un conflit avec les voisins ou si vous cherchez un chien déjà présent dans les élevages d’ici. Le sélecteur de races met d’autres chiens de chasse en parallèle.

FAQ

Non : selon nos données, le Club Canin Canadien n’inscrit pas le chien d’Artois. Son standard est publié par la FCI, qui lui attribue la France comme pays d’origine.

Les deux sont des chiens courants français, mais le chien d’Artois est un briquet de 53 à 58 cm, sur ses pattes, alors que le basset artésien normand est un basset, plus bas sur pattes.

Le standard lui attribue une voix haute qui porte loin. À la chasse, c’est recherché; en ville, cela demande un voisinage tolérant et un chien bien occupé.

Le standard donne un poids moyen de 28 à 30 kg, pour une hauteur de 53 à 58 cm.

Aucun prix n’est documenté. L’achat passe généralement par une importation, avec des frais de transport et de documents sanitaires.

Sources

Pour aller plus loin

chien d'Artois figure dans ces listes :

Comparer avec vos critères

Sources des données de la fiche technique

Races proches