
Braque slovaque à poil dur
Aussi appelé : wirehaired slovakian pointer, slovenský hrubosrstý stavac (ohar), slovakian wirehaired pointer, slovakian rough haired pointer (imp)
- Taille : moyen
- Origine : Slovaquie
- FCI : Groupe 7 : Chiens d'arrêt
- Non reconnu par le CCC
- Poids
- 22,7 à 29,5 kg
- Hauteur
- 57 à 68 cm
- Espérance de vie
- 12 à 15 ans
- Chiot au Québec
- Non documenté
Sur cette page
Fiche technique
| Poids adulte | 22,7 à 29,5 kg |
|---|---|
| Hauteur au garrot | 57 à 68 cm (FCI) |
| Espérance de vie | 12 à 15 ans |
| Exercice quotidien | 60 min environ |
| Type de poils | Dur |
| Perd peu de poils | Oui |
| Adapté à l'appartement | Non |
| Premier chien | Non |
| Prix d'un chiot au Québec | Non documenté |
Problèmes de santé fréquents
- dysplasie de la hanche
- dysplasie du coude
- atrophie progressive de la rétine
- cataracte
Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.
Aperçu
Le braque slovaque à poil dur est un chien d’arrêt originaire de Slovaquie. On le rencontre sous plusieurs autres noms : slovenský hrubosrstý stavac (ohar) dans sa langue d’origine, Slovakian wirehaired pointer à l’AKC, Slovakian rough haired pointer au Kennel Club britannique. À la FCI, il appartient au groupe 7 (chiens d’arrêt continentaux, type braque) et doit réussir une épreuve de travail pour certains titres.
C’est une race récente. The Kennel Club rappelle qu’elle a été reconnue par la FCI en 1983 et qu’elle a été développée en croisant le chien d’arrêt tchèque à poil dur (le barbu tchèque) avec le braque allemand à poil dur, puis en ajoutant du sang de braque de Weimar. Le résultat : un chien au poil dur qui a hérité de la teinte grise du Weimar.
Le standard FCI lui demande d’être apte au travail en plaine, au bois et à l’eau, et surtout au travail après le coup de feu : chercher et rapporter le gibier blessé. Au Québec, on en voit très rarement. Le Club Canin Canadien (CKC) ne la reconnaît pas, et l’AKC l’a ajoutée à son programme Foundation Stock Service en 2018.
Caractère et tempérament
La FCI le décrit en deux mots qui comptent pour une famille : obéissant et facile à dresser. L’AKC ajoute qu’il est énergique, affectueux et doux, et qu’il est surtout heureux quand il fait des choses avec son humain.
Ce lien fort a un revers. L’AKC prévient qu’il peut développer de l’anxiété de séparation s’il n’a pas été habitué progressivement à rester seul. Ce n’est pas un chien à laisser dans une cour pendant que tout le monde travaille.
Notre fiche lui donne un instinct de garde moyen et un aboiement moyen : il annonce volontiers une arrivée, sans être un chien de protection. Son instinct de chasse, lui, est très marqué. L’AKC insiste sur ce point : il ne pourra pas résister à l’envie de poursuivre une proie.
Taille, poids et espérance de vie
Côté hauteur, le standard slovaque demande 62 à 68 cm chez le mâle et 57 à 64 cm chez la femelle. Pas de poids au standard : celui de notre fiche vient de l’AKC.
La FCI veut un chien de force moyenne, solidement charpenté sans être lourd, avec des proportions différentes selon le sexe : le tronc est un peu plus long par rapport à la hauteur chez la femelle que chez le mâle.
L’AKC estime l’espérance de vie de 12 à 15 ans ; The Kennel Club l’indique simplement au-delà de 10 ans.
Poils et toilettage
Le poil est sa signature. Selon la FCI, le poil de couverture mesure environ 4 cm, il est dur, droit et couché. Dessous, un duvet court et fin, qui tombe en général l’été. Le museau porte une moustache de poils plus longs et plus doux, et les sourcils sont marqués.
La couleur de base est dite « grise » : en réalité, un sable ombré de marron, plus clair ou plus foncé, avec ou sans marques blanches aux pattes et au poitrail, parfois moucheté.
C’est un chien qui perd peu de poils selon notre fiche, et The Kennel Club le classe parmi les races qui ne perdent pas. Peu de perte ne signifie pas hypoallergénique : notre fiche ne le considère pas comme tel. L’entretien, d’après l’AKC, reste minimal :
- un linge humide entre les bains suffit souvent;
- un gant de toilettage ou une lame d’épilation pendant la mue limite les poils dans la maison;
- les griffes se coupent environ toutes les quatre semaines;
- les soins dentaires commencent dès le jeune âge.
Exercice et énergie
Notre fiche lui donne une énergie élevée, de 4 sur 5, et un besoin d’au moins 60 minutes d’exercice par jour. Le club britannique l’évalue à une heure quotidienne au maximum. Cette heure doit être active : une promenade lente en laisse ne la remplace pas.
L’AKC le voit comme un bon partenaire pour la randonnée, le vélo ou la course. Il doit aussi pouvoir courir librement, de préférence dans un espace bien clôturé, puisque son instinct de chasse l’emportera sur le rappel s’il croise un lièvre.
Bonnes options pour le dépenser :
- la course à pied en forêt, une fois adulte;
- la nage, puisque le standard le veut apte au travail dans l’eau;
- la recherche d’objets cachés et le rapport d’un leurre;
- le travail au gibier, en saison ou lors d’épreuves de terrain.
Dressage
Il obtient 5 sur 5 pour l’éducation dans notre fiche, et son standard le qualifie d’obéissant. L’AKC nuance : vif d’esprit et soucieux de bien faire, il se lasse pourtant des exercices répétitifs. Les séances doivent rester amusantes, variées et courtes.
L’AKC recommande une main ferme et constante, avec une structure et des limites claires, mais sans paroles dures ni punitions physiques.
Pour un tout premier chien, notre fiche le déconseille. Son énergie, son instinct de chasse et sa sensibilité demandent de l’expérience ou l’aide d’un éducateur canin.
Enfants et autres animaux
Sa cote auprès des enfants plafonne à 3 sur 5. Il est affectueux avec sa famille, mais un grand chien énergique et vite ennuyé peut bousculer un jeune enfant.
Avec les autres chiens, il obtient une bonne note. Avec les chats, les lapins et la volaille, la prudence est de mise : il a été sélectionné pour chercher et rapporter le gibier. Un chiot élevé avec le chat de la maison peut l’accepter, mais pas forcément les animaux du voisinage.
Santé
Pour l’AKC, ce braque slovaque est en général robuste. Les éleveurs consciencieux, selon elle, contrôlent ceci chez les chiens qu’ils font reproduire :
- la dysplasie de la hanche et du coude, des anomalies articulaires qui peuvent mener à de la boiterie et à de l’arthrose;
- l’atrophie progressive de la rétine, une maladie qui dégrade la vision avec le temps;
- la cataracte, qui voile peu à peu le cristallin de l’œil.
Si votre chien boite, se lève difficilement ou semble mal voir le soir, prenez rendez-vous avec votre vétérinaire. Chien de chasse en forêt et dans l’eau, il est aussi exposé aux tiques et aux otites : parlez de prévention avec votre vétérinaire.
Hiver québécois
Pour le froid, notre fiche lui accorde 4 sur 5. Son poil dur et couché, avec son sous-poil, le protège bien en mouvement, y compris dans la neige et l’eau froide. Ce sous-poil est toutefois court et fin, et la FCI note qu’il tombe en général l’été : il n’a pas la fourrure d’un chien nordique.
En pratique :
- la plupart du temps, pas besoin de manteau quand il bouge;
- par -25 °C ou lors d’une longue attente immobile à la chasse, surveillez les tremblements;
- la neige mouillée colle aux franges et entre les doigts : vérifiez les pattes au retour;
- après un trottoir salé, un rinçage des coussinets; des bottes si la peau craque.
La chaleur, elle, lui pèse davantage : 3 sur 5. Quand la canicule arrive, déplacez la course ou le vélo à l’aube ou après le souper, et apportez de l’eau. Si un équipement devient utile, lisez bottes et manteau d’hiver pour chien.
Quoi lui donner (alimentation)
L’AKC rappelle que les races sportives très énergiques ont besoin d’une alimentation dense en nutriments quand elles travaillent, et que ces besoins diffèrent beaucoup de ceux d’un chiot ou d’un chien sédentaire. Elle ajoute qu’il est très porté sur la nourriture : surveillez son poids.
En pratique :
- jusqu’à la fin de sa croissance, un aliment conçu pour les chiots de grand format;
- formule pour chien actif ou sportif si vous chassez ou courez souvent avec lui;
- ration réduite hors saison ou en cas de blessure;
- les récompenses d’entraînement retranchées du bol du soir, vu sa gourmandise.
Côté quantités, demandez à votre vétérinaire de juger sa taille et ses côtes. Pour l’équipement, prévoyez une longe pour le rappel, un harnais confortable pour le vélo ou la course, et des jouets de rapport flottants. Voir nos guides.
Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
Le prix d’un braque slovaque ici reste inconnu de nos sources. La race est rare ici et n’est pas enregistrée au CKC : il faudra souvent chercher un éleveur en Slovaquie, en République tchèque ou ailleurs en Europe, ou parmi les quelques éleveurs américains inscrits à l’AKC.
Avant d’importer :
- vérifiez les conditions d’entrée d’un chien au Canada auprès de l’Agence canadienne d’inspection des aliments;
- prévoyez le transport, les vaccins exigés et les documents vétérinaires;
- exigez un contrat écrit.
Questions à poser :
- Avez-vous les résultats écrits des hanches, des coudes et des yeux du père et de la mère?
- Les parents chassent-ils, et restent-ils posés au retour à la maison?
- A-t-on appris au chiot à patienter seul quelques minutes, vu le risque d’anxiété de séparation?
Une annonce qui offre une race rare sans papiers ni résultats de santé doit vous alerter ; voyez aussi adopter ou acheter un chiot au Québec.
Est-ce la bonne race pour vous ?
Le braque slovaque à poil dur vous conviendra si vous chassez ou si vous êtes très actif dehors, que vous avez de l’expérience avec les chiens et que vous voulez un compagnon présent avec vous la plupart du temps. Son poil qui perd peu et résiste bien au froid est un atout ici.
Il vous conviendra moins en appartement, avec un horaire qui le laisse seul de longues heures, ou pour un premier chien. Comparez-le au braque allemand, au griffon Korthals ou au barbu tchèque, ou utilisez notre sélecteur.
FAQ
Peu. The Kennel Club le classe parmi les races qui ne perdent pas, mais le sous-poil tombe en général l’été. Ne comptez pas sur lui pour une allergie : il n’est pas hypoallergénique.
Tendre avec les siens, il n’a pourtant que 3 sur 5 avec les enfants dans notre fiche. Il ira mieux avec des jeunes assez costauds pour encaisser son enthousiasme.
Plutôt bien, avec 4 sur 5 pour le froid grâce à son poil dur. Surveillez-le lors des attentes immobiles et protégez ses coussinets du sel.
Inconnu de nos sources ; comptez en plus le transport et les papiers d’importation, cette race rare venant surtout d’Europe.
Notre fiche le déconseille. Ce chien d’arrêt réclame une heure d’activité soutenue chaque jour et un terrain fermé pour se défouler.
Sources
- AKC, fiche Slovakian Wirehaired Pointer
- FCI, nomenclature SLOVENSKÝ HRUBOSRSTÝ STAVAC (OHAR) (BRAQUE SLOVAQUE A POIL DUR) (n° 320)
- The Kennel Club (R.-U.), fiche de race
- DogTime, fiche de race (archive Wayback 2026)
- FCI, standard n° 320 (PDF), taille et poids
- Club Canin Canadien, liste des races reconnues
Pour aller plus loin
braque slovaque à poil dur figure dans ces listes :
- Chiens qui perdent peu de poils
- Chiens qui supportent le froid
- Chiens de chasse
- Chiens de taille moyenne
Sources des données de la fiche technique
Races proches

pudelpointer
Moyen, poils dur
20,4 à 31,8 kg · 10 à 14 ans

braque du Bourbonnais
Moyen, poils ras
15,9 à 24 kg · 10 à 12 ans

petit épagneul de Münster
Moyen, poils mi-long
18,1 à 27,2 kg · 12 à 14 ans


