retriever de la Nouvelle-Écosse, portrait
Fiche de race

Retriever de la Nouvelle-Écosse

Aussi appelé : nova scotia duck tolling retriever, toller

  • Taille : moyen
  • Origine : Canada
  • FCI : Groupe 8 : Chiens rapporteurs de gibier, chiens leveurs de gibier, chiens d'eau
  • Reconnu par le CCC
Poids
17 à 23 kg
Hauteur
45 à 51 cm
Espérance de vie
12 à 14 ans
Chiot au Québec
Non documenté
  • retriever de la Nouvelle-Écosse, photo 2
  • retriever de la Nouvelle-Écosse, photo 3
  • retriever de la Nouvelle-Écosse, photo 4
  • retriever de la Nouvelle-Écosse, photo 5
Sur cette page
  1. Fiche technique
  2. Aperçu
  3. Caractère et tempérament
  4. Taille, poids et espérance de vie
  5. Poils et toilettage
  6. Exercice et énergie
  7. Dressage
  8. Enfants et autres animaux
  9. Santé
  10. Hiver québécois
  11. Quoi lui donner (alimentation)
  12. Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
  13. Est-ce la bonne race pour vous ?
  14. FAQ
  15. Sources

Fiche technique

Énergie5/5
calmetrès énergique
Facilité de dressage5/5
difficilefacile
Avec les enfants5/5
réservéexcellent
Avec les autres chiens4/5
réservéexcellent
Perte de poils3/5
très peuabondante
Toilettage2/5
minimalexigeant
Aboiement2/5
discretfréquent
Vigilance et protection3/5
faibleforte
Tolérance au froid4/5
frileuxexcellente
Tolérance à la chaleur4/5
faibleexcellente
Mesures et caractéristiques : retriever de la Nouvelle-Écosse
Poids adulte17 à 23 kg (FCI)
Hauteur au garrot45 à 51 cm (FCI)
Espérance de vie12 à 14 ans
Exercice quotidien60 min environ
Type de poilsMi-long
Perd peu de poilsNon
Adapté à l'appartementOui
Premier chienNon
Prix d'un chiot au QuébecNon documenté

Problèmes de santé fréquents

  • dysplasie de la hanche
  • maladies cardiaques
  • atrophie progressive de la rétine
  • maladies oculaires
  • maladie d'Addison

Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.

Aperçu

Le retriever de la Nouvelle-Écosse, qu’on appelle souvent « toller », est l’une des rares races nées au Canada. L’AKC rapporte qu’il a été développé au 19e siècle par des chasseurs du district de Little River, dans le comté de Yarmouth, en Nouvelle-Écosse. On l’a d’ailleurs longtemps appelé « Yarmouth Toller » ou « Little River Duck Dog ».

Sa méthode de chasse est unique. Le toller joue et court le long du rivage pour rapporter un bâton ou une balle. Sa queue touffue et sa robe rousse rappellent un renard, et ce manège attise la curiosité des canards au large, qui s’approchent à portée des chasseurs. Le chien part ensuite rapporter le gibier, souvent dans l’eau. Le mot anglais « toll » vient d’un vieux terme qui signifie « attirer ».

C’est le plus petit des retrievers reconnus par l’AKC. The Kennel Club précise qu’il n’est arrivé en Grande-Bretagne qu’en 1988. La FCI le classe parmi les chiens rapporteurs, et le Club Canin Canadien le reconnaît évidemment.

Caractère et tempérament

L’AKC décrit le toller comme un athlète enjoué, intelligent, beau et affectueux, qu’on ne peut recommander qu’aux personnes ayant le temps et l’énergie de l’occuper. Ses fervents l’appellent parfois une « tornade rousse ».

Traits à connaître :

  • il est vif, curieux et toujours prêt à faire quelque chose avec vous ;
  • il est souvent un mélange de têtu et de sensible, selon l’AKC ;
  • il est affectueux avec sa famille ;
  • il aboie peu en général, d’après la fiche technique.

Ce n’est pas un chien de canapé. Un toller qui manque d’occupation trouvera lui-même quoi faire, et ses idées ne plairont pas toujours.

Taille, poids et espérance de vie

Le toller est un chien de taille moyenne : l’AKC le dit « moyen en tout », en taille, en ossature et en longueur de poil. La hauteur idéale au garrot se situe autour de 46 à 48 cm selon l’AKC, et son poids reste modéré pour un retriever.

L’AKC donne une espérance de vie de 12 à 14 ans, ce qui concorde avec la fiche technique. Un chien gardé mince, avec des articulations bien musclées, a les meilleures chances de rester actif longtemps.

Poils et toilettage

La robe est la signature de la race : un roux intense, du doré au cuivré foncé, souvent avec des marques blanches. Le poil est de longueur moyenne, avec un sous-poil.

L’entretien, selon l’AKC :

  • un brossage par semaine ;
  • un brossage quotidien pendant la mue ;
  • une attention particulière au poil derrière et sous les oreilles, plus fin et plus sujet aux nœuds ;
  • une coupe minimale, limitée au contour des oreilles et des pattes.

Il perd une quantité modérée de poils, plus visible à la mue, et ce sous-poil qui tombe en fait un mauvais choix pour une personne allergique.

Exercice et énergie

Surnommé « tornade rousse », le toller atteint 5 sur 5 pour l’énergie dans la fiche technique. L’AKC indique qu’une marche rapide de 30 minutes et quelques séances de rapport par jour suffisent à beaucoup de tollers, mais que certains en demandent davantage. Prévoyez au moins une heure d’activité réelle.

Ce qu’il adore :

  • rapporter, encore et encore, sur terre et surtout dans l’eau ;
  • la nage, pour laquelle il est bâti jusqu’aux pieds palmés ;
  • l’agilité, le flyball et le travail au terrain, que l’AKC cite comme bons exutoires ;
  • la randonnée et le camping en famille.

La fiche technique le juge compatible avec un appartement. C’est possible seulement si vous lui offrez chaque jour de vraies sorties sportives ; sinon, une maison avec une cour convient mieux.

Dressage

La fiche technique lui donne la note maximale de facilité de dressage, et c’est un excellent chien de sport. L’AKC nuance : sa combinaison d’entêtement et de sensibilité peut le rendre déroutant. On ne sait pas toujours s’il vous fait marcher.

Ce qui fonctionne :

  • l’entraînement par récompenses, auquel la plupart des tollers répondent bien ;
  • la logique « travailler pour mériter » : il veut savoir ce qu’il y gagne ;
  • des séances variées, car il s’ennuie de la répétition ;
  • la douceur, puisqu’un toller brusqué se ferme.

Priorisez le rappel, la marche en laisse et le calme à la maison. Son envie de rapporter est une excellente récompense.

Enfants et autres animaux

Le toller est en général très bon avec les enfants, surtout ceux qui aiment lancer une balle. Son énergie peut dépasser celle des tout-petits : supervisez les jeux et apprenez-leur à respecter ses temps de repos.

Il s’entend bien avec la plupart des chiens et aime avoir un compagnon de jeu. Avec un chat élevé avec lui, la cohabitation est souvent possible. Comme chien de chasse aux oiseaux, il peut s’intéresser de près aux oiseaux de compagnie ou aux poules.

Santé

L’AKC décrit le toller comme une race relativement saine. Les problèmes de santé documentés comprennent :

  • la maladie d’Addison, une insuffisance des glandes surrénales ;
  • l’atrophie progressive de la rétine et d’autres maladies oculaires, d’où l’examen des yeux à exiger pour les parents ;
  • la dysplasie de la hanche ;
  • des maladies cardiaques.

L’AKC ajoute que la maladie d’Addison apparaît souvent à l’âge adulte, parfois après que le chien a déjà eu des chiots, ce qui complique la sélection. La race serait aussi un peu plus sujette que d’autres aux troubles auto-immuns.

Les signes de ces maladies peuvent être vagues : fatigue, perte d’appétit, vomissements à répétition. Si votre toller change de comportement ou d’appétit sans raison claire, consultez votre vétérinaire, qui saura quels examens proposer.

Hiver québécois

Le toller vient de la Nouvelle-Écosse, où il rapportait le gibier d’eau, souvent en nageant, et son poil mi-long avec sous-poil lui vaut 4 sur 5 pour la tolérance au froid dans la fiche technique. Il n’a pas besoin de manteau pour ses sorties d’hiver.

À surveiller en saison froide :

  • les boules de neige qui se forment dans les franges des pattes et des oreilles ;
  • le sel de déglaçage, à rincer des coussinets au retour ;
  • l’eau libre des rivières au printemps et à l’automne : même un bon nageur peut se mettre en danger sous la glace mince ;
  • le séchage après la baignade, avant de le laisser dehors par grand froid.

À -25 °C, il peut sortir, mais raccourcissez les pauses immobiles. L’été, sa tolérance à la chaleur est bonne ; une baignade en juillet est souvent sa sortie préférée.

Quoi lui donner (alimentation)

Avec ses 17 à 23 kg selon la FCI et une énergie au maximum, le toller s’accommode en général de croquettes pour chien moyen et actif. Un chien qui chasse, nage et fait du sport plusieurs fois par semaine peut avoir besoin d’une formule pour chien sportif ; un toller plus tranquille prendra du poids avec la même ration. Votre vétérinaire vous aidera à trouver la bonne portion.

Côté matériel :

  • des jouets de rapport qui flottent, pour l’eau ;
  • des jouets solides à mâcher ;
  • un harnais confortable ou un collier plat pour la promenade ;
  • une longe pour travailler le rappel près de l’eau.

Pour aller plus loin, voyez nos guides.

Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur

Même si le toller est une race canadienne, aucune fourchette de prix fiable n’est documentée pour un chiot au Québec. Les éleveurs sérieux produisent peu de portées : attendez-vous à devoir patienter.

Questions à poser :

  • Puisque la dysplasie de la hanche et l’atrophie progressive de la rétine figurent parmi ses problèmes documentés, les parents ont-ils une évaluation des hanches et un examen des yeux récent ?
  • Y a-t-il eu des cas de maladie d’Addison ou de troubles auto-immuns dans les lignées ?
  • Quel âge ont les parents et les grands-parents, et sont-ils en santé ?
  • Pour cette race née au Canada, le chiot est-il enregistré au Club Canin Canadien, et le contrat couvre-t-il une maladie d’Addison déclarée plus tard, avec reprise du chien au besoin ?

Méfiez-vous des annonces en ligne de « tollers » sans enregistrement ni visite possible. Pour trouver un éleveur ou un toller adulte à replacer, adressez-vous plutôt au club de la race.

Est-ce la bonne race pour vous ?

Le toller vous conviendra si :

  • vous êtes actif et aimez l’eau, la chasse ou les sports canins ;
  • vous voulez un chien intelligent et affectueux ;
  • vos enfants aiment lancer la balle dehors, un jeu que ce rapporteur ne se lasse pas de reprendre ;
  • l’hiver québécois ne vous arrête pas.

Il vous conviendra moins si vous cherchez un chien calme ou si vous êtes absent de longues heures. Comparez-le au golden retriever, plus grand et plus posé, et au labrador, avec notre sélecteur.

FAQ

Oui, modérément, et davantage pendant la mue. Un brossage par semaine, puis chaque jour en saison de mue, suffit.

Oui, pour une famille active. Il est affectueux et joueur, mais il a besoin d’occupation chaque jour.

Parce qu’il attire (« toll ») les canards en jouant au bord de l’eau, à la manière d’un renard.

C’est possible avec un maître très actif, mais une maison avec cour et un accès à l’eau lui conviennent mieux.

Oui. Ce rapporteur d’eau froide néo-écossais obtient 4 sur 5 pour la tolérance au froid dans la fiche technique. Surveillez surtout ses pattes et le sel.

Sources

Pour aller plus loin

retriever de la Nouvelle-Écosse figure dans ces listes :

Où le faire courir : parcs à chiens par ville au Québec

Comparer avec vos critères

Sources des données de la fiche technique

Races proches