
Kishu
Aussi appelé : kishu ken
- Taille : moyen
- Origine : Japon
- FCI : Groupe 5 : Chiens de type spitz et de type primitif
- Non reconnu par le CCC
- Poids
- 13,6 à 27,2 kg
- Hauteur
- 46 à 55 cm
- Espérance de vie
- 12 à 15 ans
- Chiot au Québec
- Non documenté
Sur cette page
Fiche technique
| Poids adulte | 13,6 à 27,2 kg |
|---|---|
| Hauteur au garrot | 46 à 55 cm (FCI) |
| Espérance de vie | 12 à 15 ans |
| Exercice quotidien | Non documenté |
| Type de poils | Court |
| Perd peu de poils | Non |
| Adapté à l'appartement | Non |
| Premier chien | Non |
| Prix d'un chiot au Québec | Non documenté |
Problèmes de santé fréquents
- dysplasie de la hanche
- dysplasie du coude
- maladies oculaires
- dépistage recommandé par l'AKC : luxation de la rotule
- hypothyroïdie
- allergies
- maladie d'Addison
- lupus (maladie auto-immune)
Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.
Aperçu
Le kishu, ou kishu ken, vient des montagnes de Kishu, dans les préfectures japonaises de Wakayama et de Mie. Son nom est celui de cette région. Selon le standard de la FCI, il descend de chiens de taille moyenne qui vivaient autrefois au Japon, et il sert encore aujourd’hui surtout à la chasse au sanglier; jadis, il chassait aussi le cerf.
Malgré son allure de spitz aux oreilles dressées et à la queue enroulée, l’AKC le range parmi les chiens courants : son travail consiste à poursuivre le sanglier et à le tenir en respect. Comme d’autres races japonaises, il a été déclaré « monument naturel » en 1934.
Il est très rare en Amérique du Nord. L’AKC rapporte que la fierté des Japonais envers ce trésor national explique qu’on en exporte peu. Faute de reconnaissance par le Club Canin Canadien, aucun registre canadien ne le suit. Au Québec, les races japonaises les plus accessibles restent le shiba inu et l’akita inu.
Caractère et tempérament
La FCI le décrit comme un chien d’une endurance remarquable, qui fait preuve de noblesse, de dignité et de naturel, fidèle, docile et très éveillé. L’AKC reprend ces mots et ajoute qu’il est plein d’entrain et rustique.
Dans la maison, cela donne un compagnon :
- silencieux : il n’obtient qu’un sur cinq pour l’aboiement;
- lié à son humain, ce qui en fait un bon partenaire d’entraînement;
- réservé plutôt que démonstratif avec les visiteurs;
- chasseur dans l’âme, même s’il n’a jamais vu un sanglier.
Le standard exclut tout sujet agressif ou peureux, et pénalise les chiens craintifs. Un chiot bien entouré dès ses premières semaines a donc toutes les chances de devenir un adulte stable.
Taille, poids et espérance de vie
C’est un chien moyen, compact, à bonne ossature et à la musculature développée. La FCI donne 52 cm au garrot pour le mâle et 49 cm pour la femelle, à 3 cm près, ce qui explique la fourchette de 46 à 55 cm de la fiche technique.
Le poids vient de l’AKC, la FCI n’en précisant pas. L’écart entre le minimum et le maximum est large : un mâle musclé de lignée de travail pèse nettement plus qu’une petite femelle. Le corps est légèrement plus long que la hauteur, dans un rapport de 10 à 11.
On peut espérer de 12 à 15 ans de vie. Garder le chien mince et actif reste la meilleure façon de viser le haut de cette fourchette.
Poils et toilettage
Le kishu porte un poil de couverture rude et droit sur un sous-poil doux et dense. Le poil est un peu plus long sur les joues et la queue. Le standard admet trois couleurs : blanc, rouge et sésame (mélange égal de poils noirs, rouges et blancs).
Le blanc domine aujourd’hui. L’AKC explique que les chasseurs le préféraient parce qu’on voyait mieux le chien en forêt, et que les robes tachetées avaient disparu en 1945 après qu’on eut admis seulement les couleurs unies à partir de 1934.
Pour l’entretien :
- en dehors des mues, un passage occasionnel avec une brosse en caoutchouc ou une brosse étrille suffit;
- pendant les mues, l’AKC suggère un bain suivi d’un séchage au séchoir à haute vélocité pour retirer le poil mort;
- griffes à couper au besoin.
Une robe blanche montre vite la boue printanière. Le kishu perd ses poils : ce n’est pas un chien pour les allergiques.
Exercice et énergie
L’AKC indique qu’il a besoin d’exercice et de stimulation mentale tous les jours, et qu’il s’épanouit avec des marches, des randonnées ou d’autres activités stimulantes. Notre fiche technique lui donne un niveau d’énergie moyen.
Sa vraie force est l’endurance. Un kishu adulte suit volontiers une longue randonnée dans les Laurentides ou en Estrie, en laisse. L’AKC le juge apte à plusieurs sports : agilité, obéissance, rallye, flair (nosework), course de leurre (fast cat et coursing) et barn hunt.
Le pistage et les jeux de flair sont souvent les activités qui le fatiguent le mieux, parce qu’ils sollicitent son instinct sans le mettre en danger.
Dressage
L’AKC note que le kishu se motive facilement avec la nourriture et avec le lien qui l’unit à son maître, mais qu’il a besoin de séances rapides et enjouées.
Deux règles ressortent :
- constance : il a besoin d’un maître prévisible, qui garde les mêmes consignes d’une journée à l’autre;
- aucune méthode punitive : selon l’AKC, un kishu éduqué durement peut devenir rétif et s’opposer à son maître.
Commencez la socialisation tôt. Le rappel exige beaucoup de travail, et son instinct de poursuite rend la laisse indispensable hors d’un terrain clôturé.
Enfants et autres animaux
Sa note avec les enfants est moyenne dans la fiche technique. Un kishu élevé avec des enfants respectueux s’y attache, mais il n’aime pas forcément être bousculé. Montrez aux jeunes à le caresser calmement et à respecter son panier.
Même verdict médian envers ses congénères. Les présentations progressives, en terrain neutre, réussissent mieux que le parc à chiens bondé.
Le point le plus délicat touche les autres espèces. Un chien sélectionné pour traquer le sanglier ne fait pas la différence entre un gibier et le lapin du voisin. Un chat qui grandit avec lui peut être accepté, mais la prudence reste nécessaire, surtout dehors.
Santé
L’AKC présente le kishu comme une race généralement saine, avec peu d’observations de maladies articulaires dégénératives, aucune maladie oculaire dégénérative connue et aucun test génétique propre à la race. Elle signale par contre plusieurs affections auto-immunes, de mineures à graves :
- allergies environnementales et alimentaires;
- thyroïdite auto-immune (notre fiche technique retient l’hypothyroïdie);
- maladie d’Addison (insuffisance des glandes surrénales);
- lupus systémique, cutané et discoïde.
Notre fiche technique mentionne aussi la dysplasie de la hanche et du coude et certaines maladies oculaires, que d’autres fiches de race générales rapportent. La luxation de la rotule y figure à part : c’est un dépistage que l’AKC recommande chez les reproducteurs, pas une maladie présentée comme fréquente dans la race. Les données propres au kishu restent minces, vu sa rareté.
Démangeaisons qui durent, fatigue inhabituelle, perte de poids, lésions de la peau : ces signes justifient une visite chez le vétérinaire, qui seul peut poser un diagnostic et proposer un suivi.
Hiver québécois
Le kishu obtient la note maximale de tolérance au froid dans notre fiche technique. Son double pelage dense le garde au chaud en janvier, et l’AKC le montre d’ailleurs courant dans la neige en forêt. Un manteau ne lui sert à rien dans la majorité des cas.
L’hiver pose plutôt ces questions :
- coussinets : le sel des trottoirs et les abrasifs les assèchent; rincez et séchez les pattes au retour;
- visibilité : un chien blanc disparaît dans la neige; un collier lumineux ou un harnais réfléchissant aide en fin d’après-midi;
- glace : les sprints sur les surfaces gelées blessent facilement les ligaments.
Juillet et août lui conviennent moins bien. Une randonnée en août se planifie tôt le matin, avec des pauses à l’ombre et de l’eau.
Quoi lui donner (alimentation)
L’AKC dit que le kishu se porte bien avec des croquettes de grande qualité ou une ration crue équilibrée. Elle ajoute un détail utile : certains kishus ont des réactions de type allergique ou des problèmes de peau avec des rations riches en amidon, ou très chargées en bœuf et en poulet.
Si votre chien se gratte ou a la peau irritée, parlez-en au vétérinaire avant de changer de nourriture vous-même : il pourra proposer une diète d’élimination encadrée. Pour le chiot, une formule de croissance pour chiens moyens sert de base. Ajustez les portions selon la silhouette, la saison et l’activité.
Équipement à prévoir :
- harnais solide et laisse fiable, car il tire fort quand il flaire une piste;
- jouets de mastication robustes et tapis de fouille;
- longe pour le rappel en terrain ouvert.
Consultez nos guides sur la nourriture pour chien et les aliments dangereux.
Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
Faute d’éleveurs québécois connus, nous n’avons aucun prix de référence pour ce chien. Il faut généralement chercher aux États-Unis, en Europe ou au Japon, avec des délais d’attente possibles.
Avant de vous engager, demandez à l’éleveur :
- Quels problèmes auto-immuns ou allergies ont été observés dans la lignée, chez les parents et les grands-parents?
- Les parents ont-ils des évaluations des hanches et des coudes, même si l’AKC en rapporte peu dans la race?
- Comment le chiot a-t-il été socialisé, et à quel âge partira-t-il?
- Quels papiers d’enregistrement accompagnent le chiot, et que prévoit le contrat écrit en cas de problème de santé?
Pour un chiot de moins de 8 mois importé à des fins de reproduction ou de revente, adoption incluse, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a des exigences d’importation précises. Vérifiez-les avant de payer. Une annonce qui propose un kishu livré rapidement, sans échange avec l’éleveur, est suspecte. Avant tout virement, relisez adopter ou acheter un chiot au Québec.
Est-ce la bonne race pour vous ?
Ce chasseur japonais trouvera sa place chez vous si :
- vous aimez la randonnée et les longues marches en laisse, beau temps, mauvais temps;
- vous cherchez un chien calme et discret à la maison;
- l’attente d’un chiot venu de loin, parfois plusieurs mois, ne vous rebute pas.
Il risque de vous décevoir si vous avez des lapins, des poules ou un chat craintif, si vous voulez un chien libre en forêt ou si vous débutez : la fiche technique le déconseille aux novices. Le sélecteur vous montrera des solutions de rechange.
FAQ
Non. Sa note d’aboiement est la plus basse de notre échelle de 1 à 5.
Selon l’AKC, les chasseurs préféraient le blanc, plus visible en forêt. Le rouge et le sésame existent encore, mais sont rares.
Les deux. La FCI le classe comme chien de chasse et de compagnie. Au Japon, il chasse encore le sanglier.
Oui, très bien grâce à son double pelage. Surveillez plutôt le sel sur ses coussinets et la glace.
Les éleveurs sont très rares. La plupart des chiots viennent de l’étranger : vérifiez les règles d’importation de l’ACIA et la santé des parents avant tout dépôt.
Sources
Pour aller plus loin
kishu figure dans ces listes :
Comparer avec vos critèresSources des données de la fiche technique
Races proches

chien de Canaan
Moyen, poils court
18 à 25 kg · 12 à 15 ans

chow chow
Moyen, poils mi-long, court
20,4 à 31,8 kg · 8 à 12 ans

shikoku
Moyen, poils court
15,9 à 24,9 kg · 10 à 12 ans



