
Lévrier espagnol
Aussi appelé : spanish greyhound, galgo español
- Taille : non documenté
- Origine : Espagne
- FCI : Groupe 10 : Lévriers
- Non reconnu par le CCC
- Poids
- Non documenté
- Hauteur
- 60 à 70 cm
- Espérance de vie
- Non documenté
- Chiot au Québec
- Non documenté
Sur cette page
Fiche technique
| Poids adulte | Non documenté |
|---|---|
| Hauteur au garrot | 60 à 70 cm (FCI) |
| Espérance de vie | Non documenté |
| Exercice quotidien | Non documenté |
| Type de poils | Non documenté |
| Perd peu de poils | Non documenté |
| Adapté à l'appartement | Non documenté |
| Premier chien | Non documenté |
| Prix d'un chiot au Québec | Non documenté |
Problèmes de santé fréquents
- dépistage recommandé par la RSCE (kennel club espagnol) : hyperekplexie (startle disease)
- dépistage recommandé par la RSCE (kennel club espagnol) : myélopathie dégénérative
Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.
Aperçu
Le lévrier espagnol, ou galgo español (spanish greyhound en anglais), est un chasseur de lièvre qui suit sa proie à la vue, en terrain découvert. Selon le standard de la FCI, les Romains le connaissaient déjà, et sa présence dans la péninsule ibérique serait bien plus ancienne. Il descendrait des anciens lévriers asiatiques et se serait adapté aux steppes et aux plaines d’Espagne.
Le même texte rapporte qu’il a été exporté en grand nombre vers l’Irlande et l’Angleterre aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, et qu’il compte parmi les ancêtres du greyhound. Jadis, on l’a aussi lancé sur le lapin, le renard et même le sanglier, mais sa fonction première reste la chasse au lièvre.
Pour la FCI, le galgo est un lévrier à poil court du groupe 10. Le Club Canin Canadien ne le reconnaît pas : au Québec, c’est une race rare.
Caractère et tempérament
Le standard résume son caractère en une phrase : sérieux et réservé, mais capable à la chasse d’une grande énergie et d’une grande vivacité. Ce contraste est le portrait le plus fiable dont on dispose.
La fiche technique ne note ni sa sociabilité, ni son aboiement, ni son aptitude à la garde : ces traits ne sont pas documentés par une source retenue. On peut toutefois tirer une conséquence directe de sa fonction. Un chien sélectionné pour poursuivre le lièvre à vue garde un réflexe de poursuite très fort devant tout ce qui détale.
Si vous rencontrez un galgo adulte, observez-le dans plusieurs situations (maison, rue, présence d’un chat) avant de vous faire une idée : la réserve décrite par le standard peut ressembler à de la timidité chez un chien peu socialisé.
Taille, poids et espérance de vie
Le standard FCI fixe la hauteur au garrot de 62 à 70 cm chez le mâle et de 60 à 68 cm chez la femelle, avec une tolérance de 2 cm vers le haut. Il ne donne aucun poids, et la fiche n’en retient aucun.
La FCI décrit une silhouette « sublongiligne » : le corps est un peu plus long que haut, la tête longue et étroite, le thorax ample et le ventre très relevé. La queue est très longue. C’est un chien sec, dont on voit facilement l’ossature ; votre vétérinaire peut vous dire si l’état de chair est normal pour un lévrier.
La fiche ne donne pas de durée de vie pour le galgo. Demandez à l’éleveur ou au refuge l’âge atteint par les chiens de la lignée, quand il le connaît.
Poils et toilettage
Le standard décrit deux variétés :
- poil court : serré, très fin, lisse, réparti jusque entre les doigts, un peu plus long derrière les cuisses ;
- poil dur demi-long : plus rêche, de longueur variable, qui forme une barbe, une moustache, des sourcils et un toupet.
Toutes les couleurs sont admises. Le texte cite comme les plus typiques le fauve et le bringé, puis le noir, le tacheté, l’alezan brûlé, la cannelle, le jaune, le rouge, le blanc et les robes avec marques blanches.
Côté mue et entretien, aucune note n’existe pour le galgo. Pour la variété à poil court, un gant de caoutchouc passé chaque semaine retire le poil mort ; la variété à poil dur demande un peignage de la barbe, qui retient la nourriture. Coupez les griffes régulièrement : le guide du coupe-griffe explique comment faire.
Exercice et énergie
La fiche ne chiffre pas son besoin d’exercice. Le standard parle d’un chien de poursuite de terrain découvert, et c’est ce qu’il faut prévoir :
- des promenades quotidiennes en laisse ;
- des courses libres seulement dans un enclos clôturé, assez haut ;
- éventuellement du coursing sur leurre, une activité qui reproduit la poursuite de façon encadrée.
Un lévrier qui part à la poursuite d’un lièvre ou d’un chat ne se rappelle pas facilement. Dans les parcs et les sentiers du Québec, gardez-le attaché.
Dressage
Personne n’a chiffré la facilité d’éducation du galgo. Le caractère « sérieux et réservé » décrit par la FCI incite à privilégier la douceur : séances courtes, récompenses, routine stable.
Si vous adoptez un adulte qui a vécu en chenil, il faudra peut-être tout lui apprendre de la vie en maison : escaliers, planchers glissants, propreté, bruits de la ville. Un éducateur canin qui connaît les lévriers peut vous aider à doser les attentes.
Enfants et autres animaux
Aucune source retenue ne note sa sociabilité avec les enfants ou les autres chiens. Évaluez chaque chien individuellement, idéalement en présence de vos enfants, et apprenez à ceux-ci à respecter ses moments de repos.
Avec les chats et les petits animaux, la prudence s’impose : l’instinct de poursuite d’un chasseur de lièvre est le trait le mieux établi de la race. Certains refuges testent la réaction de leurs lévriers devant un chat ; demandez si ce test a été fait.
Santé
La fiche retient deux affections pour lesquelles la Real Sociedad Canina de España (RSCE), le club canin espagnol, recommande un dépistage dans le cadre de son pedigree RSCE PLUS :
- Hyperekplexie : une maladie dite « du sursaut », d’origine héréditaire, où le chiot réagit au toucher ou au bruit par une rigidité musculaire excessive.
- Myélopathie dégénérative : une maladie de la moelle épinière qui apparaît à l’âge adulte et entraîne une faiblesse progressive de l’arrière-train.
Ces mentions indiquent des tests à demander aux reproducteurs, pas une fréquence chez la race. Pour le reste, les problèmes propres au galgo sont peu documentés. Confiez le suivi à votre vétérinaire, avec un examen complet à l’arrivée du chien, surtout s’il arrive d’un autre pays.
Hiver québécois
Le froid n’a pas de note dans la fiche du galgo. Le standard décrit pour la variété courante un poil court, très fin, et un ventre très relevé : peu de matière pour isoler. Il est raisonnable de prévoir :
- un manteau d’hiver doublé qui couvre le ventre et la poitrine ;
- un baume ou des bottines pour ses pieds fins sur les trottoirs salés ;
- des sorties plus courtes quand le mercure descend vers -25 °C, avec un chien qui ne reste pas immobile dehors.
La variété à poil dur demi-long est un peu mieux couverte, mais pas au point de se passer d’une protection par grand froid. Le guide des bottes et manteaux d’hiver aide à choisir la taille, ce qui n’est pas simple avec un thorax profond et une taille fine.
En été, un lévrier à poil court supporte souvent mieux la chaleur, mais l’ombre et l’eau restent obligatoires en juillet.
Quoi lui donner (alimentation)
Pour un lévrier de grande taille et peu gras, des croquettes complètes pour chiens de grande taille, adaptées à son niveau d’activité, sont une base sensée. Chez le chiot, une formule de croissance pour grande race. La portion juste se décide avec votre vétérinaire, en surveillant l’état de chair plutôt que le seul poids.
Un chien adopté maigre doit reprendre du poids graduellement, selon un plan établi avec le vétérinaire.
Côté équipement :
- un collier martingale, qui se resserre sans étrangler et empêche la tête fine de glisser hors du collier ;
- un harnais bien ajusté pour les sorties en ville ;
- un coussin épais : ce chien osseux apprécie un couchage moelleux.
Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
La fiche ne donne aucun prix : la race n’est pas reconnue par le CKC et les éleveurs sont surtout en Espagne et ailleurs en Europe. Deux voies existent.
Acheter un chiot. Cherchez un éleveur affilié à la RSCE ou à un club de race européen. Demandez :
- les résultats des tests des parents pour l’hyperekplexie et la myélopathie dégénérative ;
- le pedigree reconnu par la FCI ;
- les conditions de transport, l’âge au départ et les papiers exigés à l’entrée au Canada ;
- un contrat écrit.
Adopter un adulte. Des organismes de sauvetage placent des galgos à l’étranger. Vérifiez que l’organisme est sérieux, que le chien a été examiné par un vétérinaire et que vous recevez son dossier.
Dans les deux cas, méfiez-vous des annonces sans visite possible ni documents. Le guide sur l’adoption ou l’achat d’un chiot donne une liste de vérifications.
Est-ce la bonne race pour vous ?
Le lévrier espagnol peut vous convenir si :
- vous cherchez un lévrier discret, au poil facile, et acceptez qu’il reste en laisse hors des enclos ;
- un manteau doublé de novembre à mars ne vous rebute pas ;
- l’adoption d’un adulte, avec son passé, ne vous fait pas peur.
Il convient moins si la maison compte des chats ou des lapins, ou si vous voulez un chien de garde. Pour un lévrier reconnu au Canada et plus facile à trouver, comparez avec le greyhound ou le whippet, ou essayez le sélecteur de race.
FAQ
Le standard FCI présente le galgo comme un des ancêtres du greyhound. Le galgo a une silhouette plus longue que haute et une queue très longue, et il existe aussi en poil dur demi-long.
Non, le galgo est absent de la liste du CKC. La FCI, elle, le reconnaît depuis longtemps sous le nom de galgo español.
C’est fortement conseillé pour la variété à poil court, très fin, décrite par le standard. Ajoutez des bottes ou un baume si le sel irrite les coussinets.
Pas toujours. C’est un chasseur de lièvre à vue. Demandez si le chien a été testé avec des chats et faites les présentations sous surveillance.
Aucun prix n’est documenté pour le Québec. Le coût dépend surtout de l’importation ou des frais d’adoption de l’organisme, à demander par écrit.






