
Nederlandse kooikerhondje
Aussi appelé : kooikerhondje
- Taille : petit
- Origine : Pays-Bas
- FCI : Groupe 8 : Chiens rapporteurs de gibier, chiens leveurs de gibier, chiens d'eau
- Non reconnu par le CCC
- Poids
- 9,1 à 13,6 kg
- Hauteur
- 35 à 42 cm
- Espérance de vie
- 12 à 15 ans
- Chiot au Québec
- Non documenté
Sur cette page
Fiche technique
| Poids adulte | 9,1 à 13,6 kg |
|---|---|
| Hauteur au garrot | 35 à 42 cm (FCI) |
| Espérance de vie | 12 à 15 ans |
| Exercice quotidien | 60 min environ |
| Type de poils | Mi-long |
| Perd peu de poils | Non |
| Adapté à l'appartement | Oui |
| Premier chien | Non |
| Prix d'un chiot au Québec | Non documenté |
Problèmes de santé fréquents
- dysplasie de la hanche
- maladies oculaires
- luxation de la rotule
- maladie de von Willebrand
- épilepsie
- maladies rénales
Information générale : consultez un vétérinaire pour tout symptôme.
Aperçu
Le nederlandse kooikerhondje, qu’on abrège souvent en kooikerhondje ou « kooiker », est un petit chien d’eau des Pays-Bas. Son nom vient de la « kooi », la canardière : un étang creusé à la main où l’on attirait les canards sauvages dans des filets. Le standard de la Fédération cynologique internationale (FCI) le décrit comme un chien de travail et de compagnie utilisé dans ces canardières, et le classe dans le groupe 8, section des chiens leveurs de gibier.
Son travail était original. Selon l’American Kennel Club (AKC), le kooiker attire la sauvagine en gambadant sur la rive : ses mouvements vifs et sa queue en panache intriguent les canards, qui s’approchent pour mieux voir. L’AKC le considère d’ailleurs comme un ancêtre probable du retriever de la Nouvelle-Écosse, le chien leurreur canadien qui fait le même métier.
Dans les années 1940, il ne restait presque plus de kooikers. D’après le standard FCI, c’est en 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, que la baronne Van Hardenbroek van Ammerstol a entrepris de la reconstruire à partir d’une chienne trouvée dans une ferme de la Frise, nommée Tommy. Le standard provisoire date de 1966 et la reconnaissance officielle aux Pays-Bas de 1971. Aux États-Unis, la reconnaissance par l’AKC date de 2018.
Les kooikers sont rares au Québec, et le Club Canin Canadien (CCC) ne reconnaît pas la race.
Caractère et tempérament
Le standard FCI résume son caractère en quelques mots : remuant, agile, très sûr de lui, sociable et gai sans être bruyant, loyal, facile à vivre et aimable. Il précise aussi qu’en dehors de la saison de chasse, le kooiker devait chasser la vermine à la ferme. Ce passé laisse des traces dans un salon moderne.
- À la maison : l’AKC voit en ce petit leurreur de canards un compagnon joyeux et vif, sans être surexcité. Il aime être près de sa famille.
- Instinct de chasse : l’AKC note qu’il a de l’instinct de proie et de l’énergie, combinés à la sensibilité d’un spaniel. Un écureuil qui traverse le terrain ne le laisse pas indifférent.
Sensible, il réagit mal aux cris et s’épanouit avec des gens calmes et constants.
Taille, poids et espérance de vie
Le kooiker est un petit chien presque carré, plus léger qu’un épagneul de chasse classique. La FCI fixe une hauteur idéale de 40 cm au garrot pour le mâle et de 38 cm pour la femelle, avec une tolérance de 2 cm au-dessus et de 3 cm en dessous. La fourchette affichée dans la fiche technique découle de ces chiffres.
Le standard FCI ne donne aucun poids; la fourchette de la fiche vient de l’AKC et sert de repère.
Un kooiker vit couramment de 12 à 15 ans, une belle longévité. L’AKC le présente comme une race relativement saine qui vit longtemps, avec des réserves qu’on détaille dans la section Santé.
Poils et toilettage
Le pelage du kooiker se reconnaît de loin : des plages rouge orangé bien nettes sur fond blanc pur, selon la FCI. Les oreilles portent souvent des poils noirs à leur extrémité, que les amateurs appellent les « boucles d’oreilles », très recherchées dans le standard.
Le poil est de longueur moyenne, droit ou légèrement ondulé, doux au toucher, avec un sous-poil bien développé. Les pattes arrière portent des culottes assez longues et la queue est bien frangée. Le standard exige une robe naturelle, non toilettée : pas de coupe ni de tonte pour ce chien.
En pratique :
- un brossage par semaine, plus souvent pendant la mue;
- un bain occasionnel, sans produit qui altère la texture du poil;
- les griffes, que l’AKC décrit comme fortes et à croissance rapide, à couper régulièrement à la pince ou à la lime électrique;
- les oreilles à vérifier pour éviter l’accumulation de cire, et les dents à brosser.
Le kooiker perd ses poils, ce qui l’écarte pour une maison où vit une personne allergique.
Exercice et énergie
Une heure d’activité quotidienne : c’est la cible de la fiche technique, et le Kennel Club britannique l’évalue à au plus une heure. Il est énergique sans être un athlète d’endurance.
Ce qui lui convient :
- deux bonnes promenades, dont une avec du temps libre dans un endroit clos et sûr;
- des jeux de rapport, de recherche et de flair;
- l’agilité ou l’obéissance, que sa vivacité rend plaisantes;
Un kooiker qui n’a rien appris de la journée cherche lui-même de quoi s’occuper.
Dressage
Côté éducation, le kooiker obtient la meilleure note de la fiche technique. L’AKC parle d’un chien très facile à éduquer grâce à son intelligence et à son envie de bien faire, mais insiste sur un point : sa détermination demande une attitude ferme et des méthodes douces.
Concrètement :
- des exercices brefs, récompensés par le jeu ou une gâterie;
- aucune méthode brusque, qu’un chien aussi sensible vit mal;
- un rappel travaillé tôt, à cause de son instinct de poursuite;
- une socialisation soignée pendant les premiers mois.
Enfants et autres animaux
La fiche technique le note dans la moyenne avec les enfants. Ce petit chien sensible apprécie peu qu’on le bouscule ou qu’on le poursuive. Avec des enfants d’âge scolaire qui savent le respecter, la cohabitation se passe en général bien; avec des tout-petits, l’encadrement d’un adulte est indispensable.
Avec ses congénères, le kooiker gagne beaucoup à être socialisé jeune. Les rongeurs, les oiseaux en cage et les lapins réveillent l’instinct de chasseur de vermine que décrit la FCI. Un chat élevé avec lui depuis le jeune âge est souvent accepté, sans garantie.
Santé
L’AKC le présente comme une race relativement saine, mais issue d’une population fondatrice très restreinte, ce qui la rend sensible à diverses maladies héréditaires. Le club parent américain recommande des pratiques d’élevage qui limitent la consanguinité.
Problèmes rapportés dans la race :
- dysplasie de la hanche et luxation de la rotule, que le club parent fait évaluer chez les reproducteurs;
- maladies oculaires, d’où un examen des yeux recommandé;
- maladie de von Willebrand de type III, un trouble de la coagulation pour lequel un test d’ADN existe;
- épilepsie et maladies rénales, citées par l’AKC parmi les préoccupations actuelles;
- l’AKC mentionne aussi la polymyosite et une myélopathie nécrosante héréditaire, qui fait l’objet d’un test d’ADN.
Bien des kooikers traversent leur vie sans aucune de ces maladies. Un saignement anormal, une boiterie, une crise ou une soif inhabituelle se font évaluer par un vétérinaire, seul à pouvoir poser un diagnostic.
Hiver québécois
La fiche technique lui accorde une bonne tolérance au froid : le sous-poil et le poil couché le protègent bien. Sa petite taille joue contre lui dans la neige profonde, où il se fatigue vite.
Points à surveiller :
- les franges des pattes et les culottes ramassent des boules de neige; une serviette et un séchage au retour évitent l’inconfort;
- le sel de déglaçage irrite les coussinets : rincez-les après la promenade, ou habituez-le à des bottes s’il marche souvent sur les trottoirs salés;
- quand le thermomètre descend vers -25 °C, faites plusieurs petites sorties actives plutôt qu’une longue;
- un manteau aide surtout un chien âgé ou maigre.
Sa note pour la chaleur, elle, n’est que moyenne. Pendant les canicules, réservez ses jeux de rapport à l’aube ou au crépuscule.
Quoi lui donner (alimentation)
L’AKC conseille une nourriture de qualité adaptée à l’âge (chiot, adulte, aîné) et note que certains chiens prennent facilement du poids. Pour un petit chien actif de cette taille :
- des croquettes pour petite ou moyenne race, selon le poids réel de votre chien;
- des portions mesurées et ajustées avec le vétérinaire, en tenant compte des gâteries données à l’entraînement;
- un bol d’eau propre accessible jour et nuit.
Côté équipement, un harnais bien ajusté convient mieux qu’un collier lors des séances de rappel avec une longue laisse. Les jouets de rapport flottants et les jeux de flair répondent bien à son tempérament. Consultez notre guide sur la nourriture pour chien et la liste des aliments dangereux.
Prix d’un chiot au Québec et choisir un éleveur
Aucune source fiable ne donne le prix d’un chiot kooikerhondje au Québec. La race est rare ici, et le CCC ne la reconnaît pas : aucun éleveur ne peut donc enregistrer ses portées au CCC. La plupart des familles se tournent vers des éleveurs aux États-Unis, où l’AKC reconnaît la race, ou en Europe.
Pour évaluer une offre :
- demandez les résultats des examens des parents : hanches, rotules, yeux, et les tests d’ADN pour la maladie de von Willebrand et la myélopathie nécrosante;
- demandez le coefficient de consanguinité de la portée, une question pertinente pour une race issue de peu de fondateurs;
- exigez un contrat écrit, le carnet de vaccination et une visite, même virtuelle, des installations;
- contactez le club parent américain, le Nederlandse Kooikerhondje Club of the United States, pour obtenir des références.
L’importation commerciale d’un chiot de moins de 8 mois destiné à la revente ou à l’élevage obéit aux exigences de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) : demandez qui s’en charge. Méfiez-vous des annonces en ligne qui promettent un kooiker disponible tout de suite. Le refuge reste une option, mais la race y est très peu présente; voyez notre guide adopter ou acheter un chiot.
Est-ce la bonne race pour vous ?
Le kooiker vous conviendra si :
- vous cherchez un petit chien sportif qui suit une famille active;
- vous aimez éduquer un chien avec patience et douceur;
- vous vivez en logement compact : la fiche le juge adapté à l’appartement s’il sort assez.
Il vous conviendra moins si :
- vous n’avez jamais eu de chien : la fiche range le kooiker parmi les races peu indiquées pour une première expérience;
- vous avez des rongeurs ou des oiseaux en liberté;
- vous voulez un chien qui ne perd pas ses poils.
Pour comparer, voyez le retriever de la Nouvelle-Écosse, l’épagneul breton ou le cocker anglais, ou passez par le sélecteur de races.
FAQ
Oui. Il a un sous-poil bien développé et mue comme la plupart des chiens à poil mi-long. Brossez-le chaque semaine, et plus souvent lorsque le sous-poil tombe.
Pas au Club Canin Canadien, qui ne compte pas le kooiker dans sa liste. La race est reconnue par la FCI et, depuis 2018, par l’AKC aux États-Unis.
Avec des enfants calmes et respectueux, oui. C’est un chien sensible qui supporte mal d’être bousculé : surveillez toujours les interactions avec les jeunes enfants.
Les deux attirent les canards en jouant sur la rive. L’AKC indique que le kooiker serait un ancêtre du chien canadien.
Sources
Pour aller plus loin
nederlandse kooikerhondje figure dans ces listes :
Comparer avec vos critèresSources des données de la fiche technique
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